Il n’y a qu’une chose qui me fait aller vraiment mal, une seule chose qui puisse me perturber au point de ne plus avoir l’esprit entrepreneur et qui peut ruiner toute ma motivation : l’amour.
Sincère ou éphémère peut importe je suis capable de me mettre dans un état totalement ridicule et digne d’un adolescent prépubère de 16 ans … C’est mon défaut et peut-être ma seule faille et malgré le fait que j’en sois conscient rien n’a encore réussi à apaiser ma peur inconditionnel de finir seul. Parce que je pense que le fond du problème est là , une angoisse liée à mon adolescence, ne pas s’aimer, croire qu’on ne peut pas être aimé, sauter sur chaque lueur d’intérêt, …
Je tombe sous le charme, je tombe « amoureux » (en tout cas ma vision de l’amour), je deviens fou, je commence à faire des choses digne des meilleures production romantique produite par Hollywood, je reste des heures les écouteurs enfoncés dans les oreilles m’injectant ma dose de musique déprimante, …
C’était marrant à 15 ans, je me faisais chambrer à 20 ans mais maintenant ça devient réellement préoccupant … Et plus le temps passe et plus le vieux garçon vit mal le fait d’avoir un coeur d’un adolescent de 15 ans …
Pourtant j’ai l’impression d’être sincère, de réellement souffrir pour elles, de pouvoir réellement être heureux avec elles, …
Puisque j’ai une nouvelle vie j’adopte un nouveau rythme et j’essaye de m’adapter a de nouvelles habitudes : une barbe de 5 jours a raser le vendredi, le retour au Mcdo le samedi, la soirée Dr House le mardi, le sport, les soirées la semaine, la grasse matinée le week-end …
C’est vraiment plaisant d’avoir un rythme régulier, de pouvoir être à 100% la semaine dans mes projets d’informatique et à 100% le week-end au Mcdo, pouvoir rentrer le soir sans penser au travail …
J’adore, d’ailleurs je ne sais pas comment j’ai tenu aussi longtemps a mon ancien rythme …
Même si je m’en fous il faut faire attention à ce qu’on écrit parce qu’on peut aussi bien être compris que mal compris.
Lors de l’écriture, la lecture des autres n’a aucune importance, j’écris pour me débarasser de ces réflexions trop pesantes. J’écris, j’efface, je re-écris, je re-formule et une fois que je suis satisfait je publie et je referme l’ordinateur l’esprit plus léger.
Ce n’est que lors de la relecture qu’on commence à douter et à se poser des questions sur l’interprétation que pourrait en faire les lecteurs.
Chaque lecteur ayant son degré de compréhension et sa vision de « l’auteur » restera juge de l’interêt d’un telle lecture.
Le seul intérêt de ces textes restant leur écriture.
J’avais décidé qu’il était temps de chercher un équilibre, arrêter de travailler autant, vivre une vie normale, …
La peinture est encore fraîche mais depuis quelques semaines grâce à mon mi-temps au Mcdo je peux à la fois être plus présent à la boutique et profiter un peu de ma vie que j’avais délaisser depuis bien trop longtemps.
Un équilibre qui n’est pas parfait et qui à vocation à être limité dans le temps mais qui à l’avantage de me préserver. Je ne pouvais plus continuer sur le même rythme encore bien longtemps …
Au programme des prochaines semaines : repos, préparation des futurs projets (techniquement tous les problèmes ont été resolus), plus aucun travail le soir à l’appartement, une vie sociale normale donc retour des soirées… Que du bonheur ! J’avais dit que 2010 changerait tout.
TOUT est possible …
Je crois sincèrement qu’on peut choisir d’être heureux, qu’on peut faire des choix qui imposent autant de sacrifices qu’ils n’apportent de bonheur, qu’on peut décider même quand on croit que c’est trop tard !
Mais on ne peut pas simplement invoquer le destin pour tout expliquer, on ne peut pas reprocher au destin l’ordre des événements où quoique ce soit parce que le destin ne nous impose jamais rien. Le destin nous offre des possibilités dont on peut tenir compte ou qu’on peut décider d’ignorer mais on reste toujours maître de son destin …
Pour l’instant il faut l’avouer que malgré les gros projets qui annoncent une année mirifique c’est pour l’instant un vrai carnage ce début d’année 2010 :
- une enquête des impôts concernant SOS Ordinateurs
- compte dans le rouge suite à des paiements en retard de mandataires
- dégât des eaux de plus 3000 euros
- vol de scooter, retrouvé mais avec les dégâts qui vont avec
- dégât des eaux de mon voisin du dessus
Et tout ça en deux mois … J’ai hâte de connaître la suite …
Il y a ce lien, aussi invisible qu’il a l’air prometteur, qui semble m’indiquer la voie que je dois suivre. Mais il y aussi la realité qui m’impose des choix bien différents que ceux que voudraient suivre mon cÅ“ur …
Alors que faire ? Patienter et esperer ? Abandonner et regretter ?
Rien de mieux pour m’exprimer :
« Puisqu’on ne vivra jamais tous les deux
Puisqu’on est fou, puisqu’on est seuls
Puisqu’ils sont si nombreux
Même la morale parle pour eux
J’aimerais quand même te dire
Tout ce que j’ai pu écrire
Je l’ai puisé à l’encre de tes yeux.
Je n’avais pas vu que tu portais des chaînes
À trop vouloir te regarder,
J’en oubliais les miennes
On rêvait de Venise et de liberté
J’aimerais quand même te dire
Tout ce que j’ai pu écrire
C’est ton sourire qui me l’a dicté.
Tu viendras longtemps marcher dans mes rêves
Tu viendras toujours du côté
Où le soleil se lève
Et si malgré ça j’arrive à t’oublier
J’aimerais quand même te dire
Tout ce que j’ai pu écrire
Aura longtemps le parfum des regrets. »
C’est comme un rêve possible, si proche et tellement réaliste. Ça ressemble au bonheur, ça a le goût du bonheur mais au final ce n’est qu’un rêve et ça le restera sûrement …
Elle est là posée sur la table, elle a été soigneusement pliée en quatre et contient quelques mots qui forment des phrases que je n’ose lire.
J’essaye d’envisager les différentes tournures que pourrais prendre cette lettre. Celles qui me feraient plaisir, celles qui qui m’anéantirais, celles qui me feraient marrer … Elles y passent toutes sauf la vraie sûrement.
Se lancer, l’ouvrir, lire le premier mot, découvrir la première phrase et enfin comprendre.
Pour l’instant la lettre est là , posée sur la table, n’attendant que d’être lue …


