Tag : Perso
La fatigue n’excuse rien …
Première fois que je coupe mon réveil depuis plusieurs semaines …
Ne trouve pas le sommeil malgré la fatigue …
Lunatique …
Seul dans son grand lit …
J’ai changé d’appartement, changé de restaurant et je pensais même avoir changé de vie … mais les maux les plus profonds sont restés, ceux qui me rongeaient et rendaient les choses difficiles sont encore bien présents.
Je pensais que la situation expliquait tout et permettait d’entrevoir une solution qui en fait n’en est pas une. Le mal est dont plus profond et il faudra d’autres solutions que je n’ai pas encore trouvées.
Deux options pour moi : comprendre et changer ou accepter et vivre avec … reste à savoir laquelle des deux options pourra être à la fois vivable et acceptable !
J’avais envisagé toutes les options lorsque j’ai créé SOS Ordinateurs quelles soient optimistes ou pessimistes. J’alternais entre l’énorme réussite qu’on espère forcément et l’échec laborieux mais possible.
Hier je ne savais pas et aujourd’hui je ne sais toujours pas quelle sera le devenir de ma première vraie société, chaque jour on fait ce qu’il faut pour qu’un jour la réussite soit au rendez-vous mais il est trop tôt pour le savoir. Au programme : travail, patience, stress …
C’est fini : mes vacances viennent officiellement de prendre fin et même si dans deux semaines j’aurais encore le privilège d’être en vacances demain il faut reprendre le travail.
Ces deux semaines ont été un vrai plaisir, que ce soit pour revoir la famille ou les amis ou pour prendre du temps pour faire la fête ou me reposer j’ai rempli tous mes objectifs. Le fait d’être à Angers m’a aussi beaucoup fait de bien il faut le dire, comme d’habitude quand je suis ici je me demande pourquoi j’habite à Laval mais je sais que dès demain de retour à l’appartement j’aurais toutes les réponses. Ma vie est entre Laval et Angers …
Je retourne donc à Laval, la tête remplie d’images de mes vacances et l’esprit dans mes futurs projets …
Il y a de ces nouvelles qui vous bouleversent au point de ne plus dormir, de ne plus parler et de ne plus vouloir tout simplement. Celles qui vous poussent à haïr ceux qui restent à se plaindre, à vous couper du monde réel et à éteindre votre téléphone pour plus qu’aucune mauvaise nouvelle ne puisse vous être annoncée.
Après plusieurs jours de mutisme le plus total et d’une solitude profonde je ne sais toujours pas quoi pensé de tout cela et je n’ai toujours pas répondu aux dizaines de questions qui me hantent jour et nuit. Je pensais pouvoir mettre par écrit le résultat de mes longues heures de réflexion mais ce n’est pas le cas. Je n’arrive pas à écrire plus de deux lignes qui ne contiennent pas de multiples contradictions et autres illogismes fruits de mon état psychologique préoccupant. Je n’arrive toujours pas à être fixé sur ce que je pense de la vie, de la mort, du suicide, de l’amitié, des amis, de moi, de mes amis, de mes amours …
Pourtant je n’ai pas craqué, aucune larme n’a coulée, aucun mot n’a filtré : je me suis muré dans un silence profond, j’ai bâti une muraille que personne ne peut franchir pour essayer de me préserver des autres. Seul dans ma tour de tristesse je peux vivre ma douleur sans avoir à m’expliquer, me justifier de quoique ce soit. Je suis seul face à mon désespoir de ne pas comprendre, de ne pas pouvoir expliquer les choses et de pouvoir les changer. Il n’y a rien de sain dans cette démarche, je sais que c’est même totalement destructeur mais comme à chaque drame que je vis je réagis instinctivement de cette manière. Pourtant au fond de moi j’ai envie de craquer, j’ai envie de mettre à chialer comme une merde, j’ai envie de parler et de dire tout ce qui me hante mais quelque chose m’en empêche. Je pense que c’est par respect pour François, j’ai envie de montrer que je suis fort et adulte (mais le suis-je vraiment ?) et que demain quand il aura besoin de moi je serais là … mais est-ce que j’aurais la force et le courage d’être là ou est-ce que je fuirais comme d’habitude ?
Une vie de solitaire
Si je ne me connais pas si bien je pourrais sincèrement penser que je suis quelqu’un de solitaire. En effet je passe de nombreuses soirées seul, mes jours de repos sont rarement passés en compagnie d’autres personnes et mon travail est devenu ma vie …
Pourtant des amis j’en ai, des vrais amis j’en ai aussi mais j’ai une incapacité notoire à entretenir mes relations amicales. Toutes mes amitiés ont fini de la même manière : je ne donne plus aucune nouvelle, je n’en prends pas non plus et un jour je me rends compte que cette forte relation amicale est devenue une banale amitié, c’est alors trop tard et inutile de vouloir rattraper le temps perdu.
L’amitié c’est comme un jardin il faut l’entretenir pour pouvoir en profiter
J’en ai gâché des amitiés pourtant extraordinaires avec des personnes qui m’ont fait avancer dans le bon sens, qui étaient là quand j’en avais besoin et avec qui j’ai échangé des moments incroyables. A toux ceux là je tiens à m’excuser d’avoir été un aussi mauvais ami et d’avoir tout gâché.
Avec le temps je crois avoir compris que j’ai tellement peur d’être déçu ou de décevoir que je mets inconsciemment fin à ces amitiés, j’anticipe ce qui me paraît inévitable. Le pire dans tout ça c’est qu’à aucun moment je ne le choisis consciemment, cela s’impose naturellement à moi … En espérant que j’arrive à ne pas reproduire les mêmes dans le futur et même dans le présent …

Après de nombreux reports et de nombreux échecs pour l’organiser ce sera bien demain que se déroulera la journée entre couilles. Cette journée à pour but de réunir tous les membres de la classe de première année de BTS. Au programme :
- soirée souvenir ce soir
- réveil difficile demain matin
- petit déjeuner / déjeuner tous ensemble
- paintball
- …
En gros on sait à peu près ce qu’on va faire demain sans avoir plus d’informations, on verra bien comment tout va se dérouler, le principal c’est qu’on soit tous ensemble … Je pense que le paintball va être un grand moment, après deux années d’entraînement à Counter-Strike (j’étais le meilleur avoué le) on va enfin pouvoir en découdre dans la réalité ! Alors qui l’emportera ?
Après quatre jours complets de travail (et une cuite) j’ai pris pas mal de retard sur mes différents projets perso et professionnels. Des dizaines de mails, des flux rss en pagaille, des coups de fils à passer, des rendez-vous à faire, … J’ai deux jours pour rattraper tout le retard accumulé, en espérant que mercredi j’aurais enfin lancé le CMS, que j’aurais codé les différents éléments en retard, que j’aurais repris mes leçons de conduite, que j’aurais réussi à configurer mon nouveau téléphone, que j’aurais eu le temps de blogguer sur le S-620, mon onduleur, le moblogging, …
De bien belles choses à faire, il n’y a plus que …

Quand je regarde autour de moi je me rends compte que je suis presque le seul à avoir fait le choix de la vie active. Beaucoup ont choisis de continuer leurs études (de gré ou de force) et certains ont décidés d’arrêter leurs études en attendant de savoir ce qu’ils feront plus tard. Je suis donc le seul à faire un travail qui me plaît et pour lequel j’ai un plan de carrière. Et en fait la grosse différence est là puisque j’ai choisie une voie, j’en changerais peut-être, elle ne me rendra peut-être pas heureux mais j’ai fait un choix de carrière professionnel (compliquée et ambiguë).
Est-ce que c’est parce que je me sens prêt, est-ce que c’est parce que j’ai toujours voulu arrêter mes études et devenir autonome je ne sais pas. En tout cas c’est bizarre et je ne me rends pas encore bien compte que j’ai intégré « la vie active » pour les 40 ou 50 prochaines années de ma vie, je suis sûrement encore sous le coup de l’euphorie de la fin de ma vie étudiante.
Je sens que dans quelques temps il y aura un contre coup, je me lèverais un matin en me disant : « mais qu’est-ce que je fous, qu’est-ce que je fais de ma vie, c’était tellement mieux et plus simple avant … » mais ce jour-là ce sera trop tard. Déjà de nombreuses fois je me suis demandé pourquoi je ne rentrerais pas à Angers, je n’aurais plus de loyer, ce serait bien mieux pour ma mère, ce serait PLUS SIMPLE … mais bizarrement je m’en tête à vivre à Laval pour des raisons que je ne m’explique pas !
Tout le monde connaît ces jours pendant lesquels rien ne va … ces journées dont on n’attend qu’une chose : quelles se terminent ! Et bien la mienne vient officiellement de s’arrêter et ça fait du bien ; en gros aujourd’hui je viens de me rendre compte de tout ce que je dois gérer : mes deux stagiaires, les leçons de conduite, mon rôle de swing, mes clients, … Mes journées peuvent se résumer en une accumulation de stress et d’obligations que j’ai choisis et que je dois assumer. Je pensais avoir les épaules assez larges et être assez fort pour tenir la pression mais quand une journée comme celle-là se termine j’ai vraiment des doutes !
En même temps en étant objectif je devrais penser qu’après une bonne nuit tout ira mieux mais si je regarde le programme de demain : levé à 7 heures (après 4 heures de sommeil) pour commencer la journée par une heure de conduite puis 2 heures de programmation et 8 heures de macdo … Je pense que la journée va être une nouvelle épreuve d’endurance pour mon corps et mon esprit !
