Tag : sommeil
… je me couche des rêves de réussite plein la tête
… je sais que je tiendrais, mais je me demande à quel prix
… elle me plaît, elle m’intrigue mais reste inaccessible
… l’angoisse, le stress et le doute m’empêcheront de m’endormir
… le réveil sonnera dans moins de 6 heures
… je sais que je n’arriverais pas à satisfaire mon ambition
… je me dis que mon appartement est fait pour être partager à deux
La fatigue n’excuse rien …
Première fois que je coupe mon réveil depuis plusieurs semaines …
Ne trouve pas le sommeil malgré la fatigue …
Lunatique …
Seul dans son grand lit …
Comment trouver le sommeil quand on prévoit sa journée du lendemain, qu’on prépare chacun des rendez-vous de sa semaine, qu’on anticipe les différentes choses à faire dans le mois et quand en plus on essaye de définir ses projets sur une ou plusieurs années ?
Il y a des soirs où à chaque tentative on veut prendre un crayon pour établir une liste ou encore prendre l’ordinateur pour vérifier son budget … Cela fait des années que ça dure, des nuits entières à faire avancer … mais vers quoi ?
Un projet en entraînant un autre il y a toujours eu une source d’insomnie … Aujourd’hui c’est un problème d’argent, demain ce sera un contrat non payé et après ce sera un client mécontent.
Je suis loin de me plaindre (j’adore ce que je fais) mais il faut avouer que cela fait quelques années que je me suis pas endormi, sans avoir besoin qu’il soit trois heures et d’être exténué …
Il y a des nuits pendant lesquelles le sommeil ne vient tout simplement pas, l’esprit tellement occupé à chercher les réponses que la journée n’a pas su résoudre. On cherche désespérément la bonne décision à prendre, on essaye de comprendre les décisions prises, on tente de trouver le courage et la force d’avancer encore …
Au début on croit qu’on subit ces insomnies mais au final on se rend compte quelles sont bien plus voulues et provoquées que l’on ne pourrait l’imaginer. Souvent accompagné d’un whisky coca ou d’une vodka pomme, on passe ainsi la nuit en attendant patiemment l’aube propice à la fin de toute réflexions, comme si le soleil pouvait temporairement éloigner toutes les ombres au tableau …
De longs moments, de longues réflexions, de pénibles réveils … seul face à sa propre réflexion et à ses propres choix sans que personne ne puisse intervenir dans ce processus d’auto destruction construction.
On peut penser aux amours passés, à son futur professionnel, à l’éloignement familial, aux projets passés, aux amours présents, aux choix difficiles, aux projets présents, à l’amitié, aux projets futurs, à la famille, … en fait peu importe !
- que je ne me suis pas réveillé dans les bras de quelqu’un
- que j’ai pu profiter d’un vrai moment de sérénité
- que j’ai pas eu une journée normale
- que j’ai pas passé une soirée avec mes amis
- que j’ai dit je t’aime
- que je me suis apprécié
- que je dois me lancer dans l’aventure
- que j’ai réussi à passer une vraie nuit de sommeil
Plus j’y réfléchie et plus je me dis qu’à défaut ne pas savoir où je vais dans ma vie je sais où je ne vais pas … et malheureusement j’ai de moins en moins l’impression de prendre le bon chemin. Je continue à faire les mêmes erreurs, à ne pas réussir les faire les efforts qui devraient me permettre de m’en sortir. A quoi bon continuez sur ce chemin alors que je sais que ce n’est pas le bon, j’ai beau le savoir et vouloir prendre cette autre voie qui me tend les bras je n’y arrive pas.
Entre la solitude et l’angoisse mon coeur bat …
Comme dans la chanson de Benabar je ne reconnais plus mon appartement … il y a un fer à friser dans la salle de bain, deux brosses à dents et des sous-vêtements de filles … Alors soit j’ai des tendances transsexuelles soit il y a une fille qui habite chez moi !
La cohabitation n’est pas toujours facile dans la mesure où j’ai pris des habitudes de célibataires et que je vis à un rythme un peu spécial (je dors très peu, surtout l’après-midi) et j’ai quelques petites habitudes un peu étranges ! Par exemple je vis quasiment en permanence dans le noir, je regarde la télé à quatre du matin en mangeant des pâtes, je prend des douches à des heures pas possible … Enfin bon rien de bien suspect non plus …
Même si ça fait plaisir quelle soit là j’ai quand même hâte de retrouver mes habitudes de vieux garçons …
En ce moment je dois décider de plein de choses mais je n’y arrive plus ! Que ce soit la reprise de mes leçons de conduite, le fait de me lancer en franchise ou en totale autonomie, de prendre un mi-temps ou un plein temps, d’acheter ceci ou cela … Je n’arrive plus à décider …
En plus je dors à des heures pas possible, je m’endors à des heures improbables, je me réveille totalement perdu et déboussolé … Je ne sais pas ce qui m’arrive mais je n’aime pas ça … En plus ce n’est vraiment pas le moment j’ai plein de choses à faire et à bien faire surtout car ce sont deux trois importants qui arrivent pour lancer ma société de services informatiques, embaucher mon premier employé, passer enfin mon permis, lancer mon nouveau projet et aussi ma formation manager …
Ca ne pourrait être que du bonheur mais pour l’instant …
Le problème quand on travaille à MacDo c’est qu’on en complet décalage avec les horaires d’une vie « normale ». Pendant deux jours on peut commencer à 8 heures, le lendemain on peut finir à 2 heures du matin et ensuite travailler de nuit. C’est un vrai calvaire pour essayer d’avoir une vie normale (voir des amis, faire partie d’un club sportif, avoir un hobby récurrent, …) et les conséquences sont énormes.
Cela fait un an et demi que je travaille à McDo et je n’arrive plus à dormir avant deux heures du matin, je n’arrive plus à dormir plus de 5 heures de suite, je fais des nuits blanches à répétition … C’est un rythme compliqué à prendre et à mon avis il faut énormément de temps pour le perdre. Parce que les gens qui prennent ce rythme deviennent vite des accrocs à la vie McDo (sortie en boîte avec les autres équipiers, couché à 4 heures tous les soirs, levé à 11 heures du matin …) et c’est pour cela qu’il existe un vrai groupe d’employés dans chaque restaurant : on vit ensemble en décalage avec les autres.
Et le plus grand effort réside dans le fait de vivre d’autres choses, voir d’autres personnes que les équipiers pour ne pas s’enclaver dans ce rythme qui est autant destructeur que créateur d’une vie sociale festive. En choisissant de devenir swing j’ai fait le choix de faire une croix sur ce rythme de vie, cela ne m’empêche pas de sortir mais plus entre équipiers …
Mais en fait mon rythme de travail en tant que swing est bien plus fatiguant que celui d’équipier. En effet j’ai plus de temps de travail (je ne m’en plains pas au contraire) mais dans le même temps j’ai plus de temps pour travailler sur mes projets « SPonline » donc je travaille bien plus, en ce moment je dois être à des semaines de 60 heures … Et le pire c’est que j’adore ça …
Au début je ne dormais pas assez et je me rendais compte parce que j’étais fatigué. Ce qui me fait peur maintenant c’est que je commence à prendre l’habitude de ne pas assez dormir ET de ne pas pas être fatigué. Le résultat est impressionnant : je ne dors plus que quelques heures par nuit, j’ai la pêche (pour l’instant me dit-on) et je ne suis pas fatigué.
Je ne sais pas combien de temps cela va durer, mais pour l’instant ce rythme de vie me va plutôt bien. Au moins je n’ai pas le temps de m’ennuyer et je n’ai jamais autant travaillé (entre 60 et 70 heures par semaine).
Pourvu que ça dure.
