Merde

J’y pense depuis quelques jours, ça m’obsède et plus j’y réfléchis plus cela devient une fuite tentante.

Alors oui ça me mettrait dans une merde internationale si SOS Ordinateurs ne connaît pas une réussite rapide mais en même temps c’est devenu vraiment difficile de travailler. Ce n’est pas le travail en lui-même qui a changé (j’apprécie toujours autant ce que je fais et je n’ai pas changé d’avis sur mon travail de manager) mais plutôt ce que je vis pendant que je travaille.

Je ne sais vraiment plus où j’en suis pourtant il va falloir prendre une décision …

Mutisme et indifférence

Travailler avec des gens qu’on a volontairement effacé de sa vie n’est pas tous les jours facile, ça peut même devenir un vrai calvaire quand on compte en centaines les heures passées à les côtoyer.

Malgré tout il faut rester professionnel et se demander à chaque fois si la décision qu’on prend aurait été la même dans d’autres circonstances, je sais que je suis objectif et que je n’utilise pas mon poste pour m’affranchir d’un quelconque mépris. Mais ces réflexions permanentes sont fatigantes et c’est usant de passer son temps dans un mutisme et une indifférence totale.

Expliquer ses projets

Il est toujours difficile d’expliquer qu’on a crééer deux sociétés sans avoir l’air de se la raconter et de vouloir se faire mousser. En même temps quand on me demande "quoi de neuf" il est aussi difficile de ne pas en parler, il faut alors s’adapter à la personne à laquelle on répond. On s’adapte en expliquant "qu’on a des projets" ou "qu’on travaille en freelance" mais les vrais amis savent la vérité et la comprenne.

Je n’ai pas honte de le dire : je viens de crééer ma seconde société et d’y investir tout mes économies, mais je ne ne pense pas que tout le monde soit capable d’en comprendre tous les tenants et les aboutissements liés à cette situation. Alors si voulez en parler n’hésitez pas ce sera avec plaisir, mais ce ne sera pas moi qui en parlerait le premier.

112 bis rue de Bretagne

Depuis maintenant trois ans on peut dire qu’il s’en ait passé des choses dans mon appartement, certaines plus heureuses que d’autres mais je pense que tous mes amis on des souvenirs dans cet appartement que je n’arrive plus à quitter. Après réflexion il y a eu différentes périodes :

L’open bar : pendant de longs mois l’appartement à été le lieu de beuveries interminables, les jeudi – vendredi – samedi se suivaient et se ressemblaient. Tous les weeks-ends les mêmes copains se retrouvaient pour fêter la jeunesse et la vie … De très bons souvenirs, des dizaines de bouteilles, des centaines de photos et surtout des milliers de souvenirs.

La garçonnière : quel merveilleux lieu que cet appartement pour un premier rendez-vous ? Je ne compte plus les soirées "pâtes carbonara" que j’ai pu faire à l’appartement … de très bons souvenirs en tout cas !

La vie à deux : pendant quatre mois j’ai découvert pour la première fois le fait de partager MON appartement, même si la fin est laborieuse et que j’ai apprécié quelques instants de ces quatre mois je suis quand même content de le retrouver uniquement pour moi.

Siège social : pour les prochains mois mon appartement devient le siège social de mon entreprise, Vincent et Vincent vont donc y résider à demeure pendant quelques mois et si tout se passe bien on va donc avoir le droit à un défiler permanent d’ordinateurs.

appart

J’ai souvent eu envie de partir de cet appartement, c’est vrai, mais je n’ai jamais réussi à le quitter parce que bizarrement c’est le premier endroit qui est vraiment "mon chez moi". Il faudra bien partir un jour, ou pas, pour découvrir de nouveaux murs et de nouvelles histoires …

Retour à la normale

Après trois heures de grand ménage à l’appartement : ma vie ressemble à peu de choses près à ma vie de célibataire d’il y six mois. On revient donc aux sources et à mes petites habitudes. Je vis ma vie et personne ne peut m’inciter ou m’obliger à faire quoique ce soit que je n’ai pas envie de faire. Alors oui j’ai pris goût à la vie à deux mais vu la quantité de travail qui m’attend dans les prochains mois je pense que j’aurais de quoi m’occuper et d’oublier tous les avantages d’être amoureux.

Même si cette nouvelle histoire sentimentale ne rend pas le travail à Mcdo plus facile (je ne vais bientôt plus parler à aucun équipier à ce rythme là) elle m’a permis de faire un point sur ma vie et sur moi-même. Au programme des prochains mois : du travail, mes amis, ma famille et le célibat. On attend simplement que l’amour veuille bien repointer le bout de son nez sans provoquer la moindre relation qui pourrait être aussi désastreuse que les dernières.