150 décibels

Les écouteurs sur les oreilles, 20 centilitres de whisky posés sur le bureau et un clavier au bout des doigts …

Les mots viennent tout seul, les idées sont aussi claires que nébuleuses.

Peut importe que ce soit irrationnel, confus ou absurde. On ne peut pas lutter contre ce qu’on ressent, on ne peut pas lutter contre les sentiments qui nous envahissent lorsque la nuit tombe.

Et à cet instant précis je n’ai pas besoin d’être lu, juste le besoin d’écrire pour crier ce que je ressens, pour comprendre un peu comme si je m’écrivais à moi-même.

Elle ne reviendra pas, je ne vais pas resté indéfiniment dans cet état de déprime, je vais avancer de nouveau en gardant dans un coin de mon coeur de ma tête tout ça …

C’est la vie, mal faite sûrement de mon point de vue actuel, bien faite dans de mon futur point de vue … et pourtant ce soir il n’y a que ces quelques degrés d’alcool pour me faire aller bien.

Ce soir

Tout a changé, rien n’est plus pareil. De simples mots mais une vraie réalité.

J’ai peut-être encore 18 ans dans ma tête, mon coeur réagit encore peut-être comme un adolescent mais qu’est-ce que j’y peux …

Je me sens différent, je ne comprends pas ce monde, je ne comprends pas les « gens », je ne comprends pas ceux qui ne voient pas les choses comme moi, …

Je suis entrain de me mettre à l’écart de cette majorité que je rejette sans savoir comment et avec qui vivre avec cette différence.

Je n’ai pas la télé, je ne vote pas, je n’utilises pas les réseaux sociaux, je n’ai pas de smartphones, pas de forfais illimités, … et pourtant je me sens à la fois tellement normal et tellement différent.

Avec la peur d’être seul, seul dans ma différence …

Une clef

Il n’y a qu’une clef qui ouvre la porte de chez moi …

Une porte qui me permette d’accéder à cet endroit dans lequel je suis chez moi, je me sens bien, quelque soit la situation, mon humeur.

Je pourrais fermer la porte à clef définitivement et vivre ici … profiter de la vie !

Je ne me sens chez moi qu’ici, c’est ma tanière, ma base, mon sanctuère …

Je n’ai besoin de personne ici, je suis bien, chaque centimètre carré est ce qu’il devrait être, chaque espace m’apporte ce qu’il doit m’apporter, je suis serein, je suis chez moi, bien …