Premiers pas

J’ai pris conscience de mon départ dans l’avion, j’ai compris la durée de mon absence dans le regard de mes proches.

Premier pas posé en Norvège après deux mois d’attente, j’y suis enfin … l’aventure va bientôt commencer.

Je n’ai pas vu Oslo, trop pressé de rejoindre mes hôtes et mon lieu de villégiature.

Un norvégien, grand, 90 kilos, un couteau à la ceinture, une énorme barbe, de magnifique yeux bleus m’a accueillit et fait monter dans son ÉNORME pick-up Chevrolet : l’aventure venait de commencer.

Sur la route j’ai croisé deux élans et un renard, j’ai compris le respect quasi institutionnel du respect des vitesses (300 euros l’amende pour excès de vitesse, même pour 10 km/h) et faillit croiser ma première aurore boréale (satané nuage).

Hier soir j’ai découvert ma chambre mais le noir de la nuit, ce qui m’a empêché de découvrir ce paysage que j’ai maintenant sous les yeux et qui sera le mien pour 5 mois !

 

La magnifique vue de ma chambre

Mais pourquoi ?

Pourquoi partir maintenant ? Pourquoi laisser ma copine 5 mois loin de moi ? Pourquoi partir loin de ma famille ?

Bizarrement je ne m’étais pas posé ces questions avant ce matin, 3 heures avant le grand départ pour le froid Norvégien. Ces questions m’intéressent moins dans mon processus de prise de décision, parce qu’il y a 2 mois quand j’ai pris la décision je n’avais que cette réflexion en tête : pourquoi pas ?

Quels regrets j’aurais dans dix ans de ne pas l’avoir ?

Et c’est pour ce type de réflexions qu’en dix secondes j’ai pris la décision de partir, quoique cela puisse me coûter. Je ne peux pas regretter cette décision, aujourd’hui encore je sais que c’est la bonne décision, la seule qui puisse sur le court, moyen et long terme me rendre heureux.

Alors oui ce matin c’est dur, ce matin je viens de comprendre tout ce que j’allais rater : Noël, le réveillon, l’accouchement de ma soeur et sûrement des dizaines de moments en famille et entre amis ! Je viens de comprendre l’égoïsme que représente cette décision : mon bonheur avant celui des autres.

Et je crois que ceux qui me connaissent bien l’ont bien compris, je ne pars pas parce que je n’ai aucun attache ici, je ne pars pas alors que rien ne me retiens ici ! Au contraire et c’est pour ça va être si dur d’être loin.

Et si je n’ai rien montré ces dernières semaines c’est parce que je ne réfléchis pas à tout ça, je n’en ai pas le besoin, je n’en n’ai pas envie et surtout si je pensais d’abord à pourquoi et pas à pourquoi pas … alors rationnellement je ne partirais pas !

Je vous aime … je décolle ! Je reviens bientôt … encore plus heureux et plus vivant !

Retour et départ

Je n’étais jamais parti vivre à l’étranger avec l’Irlande et sans Justine je ne l’aurais sûrement jamais fait … Pourtant l’envie de voir autre chose était présente, une minuscule flamme que j’ignorais moi-même.

L’Irlande a été la somme de plein de sensation : la découverte d’un autre pays, d’une autre culture, le bien être loin de la France, le manque des proches, le bonheur des longues randonnées, du dépassement de soi-même, …

J’ai aussi découvert et appris énormément de choses sur moi : ce que je voulais, ce que je ne voulais pas ou plus …

La finalité et le bilan c’est que j’ai envie de voir encore plus choses, plein de choses donc je repars … En Norvège avec comme défi : apprendre à devenir un musher (un conducteur de chien de traîneau).

Cette fois-ci le défi est encore plus grand : partir vivre à l’étranger, seul, dans le froid pour vivre une vraie grande aventure (humaine, sportive, …)

Je n’ai pas peur, je ne suis pas inquiet … juste impatient de découvrir mon futur quotidien pour les 5 prochains mois !

J’essaye pour l’instant de ne pas y penser, de ne pas trop le fantasmer en attendant de profiter de cette réalité froide qui m’attend.

Je suis bien préparé : physiquement, matériellement et mentalement.

Comme les 5 mois en Irlande je pense que je reviendrais changer par cette aventure. Meilleur, encore plus proche de mes envies, encore plus conscient de mes besoins.

Liberté

J’ai repris ma liberté, je ne l’avais pas laissée bien loin, je la surveillais du coin de l’oeil …

Mais elle est bien là, toujours aussi agréable, légère et vivace.

C’est tellement jouissif de la reconquérir, comme un ballon d’hélium qu’on laisse monter quelques centimètres avant le récupérer. On est à la fois craintif de la voir s’envoler définitivement dans le ciel et c’est à la fois jouissif de savoir le plaisir qu’on aura à le faire revenir vers soit.

LIBERTÉ

Et maintenant …

Que vais-je faire …

Maintenant que je sais de quoi j’ai envie, que j’ai une vision plus large de ce que je souhaite faire et surtout que j’ai de nouvelles options …

Je peux préparer la suite.

  • Rentrer en France
  • Voyager en woofing
  • Travailler sur des projets pro
  • Être formateur
  • Investir dans l’immobilier
  • Acheter / Louer
  • Profiter de la vie et des gens que j’aime

La liste est longue et peut s’apparenter à un fourre tout, mais je l’aime bien ce fourre tout … Il pourrait ne pas sembler cohérent mais pour moi c’est une source d’équilibre.

Travailler deux mois à fond sur un projet avec du développement PHP, une semaine en famille, deux petites semaines de formation Javascript enchaîné avec 3 mois de chien de traîneau en Norvège, revenir faire deux sites e-commerce puis passer du temps en famille avant d’enchaîner avec 1 mois avec une famille de bédouin dans un désert Iranien …

Why not ?

Les choses vont changer dans ma vie, ça a toujours et le cas, ressemblant de l’extérieur à un énorme fouillis. Je vous rassure de mon côté c’est beaucoup plus stable et réfléchis qu’on ne pourrait le penser. Tout est basé sur l’envie ! Répondre à ses envies, à mes envies.