Au départ de ce premier marathon j’étais malade et surtout j’étais loin de m’être entraîné suffisamment pour une telle épreuve … J’ai donc joué la carte de l’énergie positive et me disant que quoiqu’il arrive je finirais ce premier marathon au mental … Le but étant de me rendre compte de ce qu’imposait une telle épreuve, de ce que cela impliquait en termes d’entraînement, … Juste prendre quelques repères et comme il fallait se fixer un objectif de temps et que j’aime pas trop finir dans les derniers je me suis fixé de passer sous la barre des quatre heures (chose que j’allais regretter par la suite).

Donc j’arrive motivé, de bonne humeur avec l’envie de prendre du plaisir et d’atteindre mon objectif … L’ambiance est bonne, la météo parfaite … Les dix premiers kilomètres se passent parfaitement, ensuite pendant cinq kilomètres mon genou gauche à fait des siennes, j’ai réussit à continuer sans trop perdre de temps et sans m’arrêter. Les ravitaillements tous les 5 kilomètres m’ont permis de recharger en nourriture et en eau mais surtout de fractionner psychologiquement ma course, c’est plus simple de se dire il me reste 5 kilomètres jusqu’au prochain ravitaillement (et de voir du monde, des applaudissements et de la nourriture) … que de partir pour 42 kilomètres …

Et à partir du 25ème kilomètres tout est devenu différent : mes cuisses et mes mollets sont devenus durs comme de la pierre et le combat psychologique contre la douleur à commencé … J’ai pensé à arrêter à de nombreuses reprises mais par chance je suis passé outre. Le souffle était bon mais les jambes ne répondaient plus, heureusement je n’ai eu aucune douleur au genou (ça m’aurait sûrement achevé). Pendant ces longues heures j’ai testé ma combativité, ne cherchant qu’une seule chose : arriver au bout et avant la barre des 4 heures, malgré la douleur et l’envie de me coucher dans l’herbe …

Le meneur de rythme des 4 heures ne m’a finalement jamais doublé et j’ai pu finir mon premier marathon en 3h59 … Objectif atteint !

Mais quelle douleur, quelle souffrance, que ce fut laborieux et difficile. Mon manque de préparation y étant forcément pour beaucoup mais quand même.

Deux leçons à tirer :

  • je suis mentalement prêt à affronter l’IronMan
  • je dois me préparer bien plus sérieusement pour prendre du plaisir

Quelques jours de repos (en même temps je peux à peine marcher donc il sera difficile de faire autrement) et après reprise de l’entraînement pour préparer les prochaines échéances de 2016 …