Tristesse, décalage et inégalités

J’arrive à me rappeler de temps en temps de la grande chance qu’est la mienne. D’être né au bon endroit, d’avoir la couleur de peau qui ne ferme aucune porte, d’avoir reçu une éducation, d’avoir eu les clefs de ce monde, d’être aimé …

Je m’en rappelle, je l’intègre mais est-ce suffisant ? Évidemment que non.

Est-ce qu’aller distribuer de la nourriture aux SDF de temps en temps est suffisant ? Évidemment que non.

Est-ce que je pourrais en faire plus ? Donner plus de temps, plus d’énergie … Un peu … Beaucoup … Énormément … À la folie …

Évidemment !