Blocage du capital

La première étape de la création consiste dans le blocage du capital, en ce qui me concerne 7500 euros qui serviront à faire fonctionner l’entreprise pendant les premiers mois. Je viens donc de « dépenser » tout l’argent que j’avais économisé pendant de longs mois (on pourrait aussi compter en année). J’ai signé environ 6700 pages, avec des « bon pour accord » et autre « lu et approuvé », qui certifiait que j’avais l’argent déposé, que j’ouvrais tel compte, que je prenais tel carte bleue …

Maintenant que les fonds sont bloqués et que les démarches bancaires sont faites il reste toutes les démarches administratives à régler, rendez-vous vendredi matin pour signer les différents documents légaux. Heureusement j’ai eu la chance de tomber sur un banquier et un expert comptable qui ont su m’aider et me mettre à l’aise …

Pour la première fois ce projet se concrétise et je suis en train de me rendre compte de l’ampleur de celui-ci. Je suis loin d’être apeuré ou stressé, je suis juste heureux et fier d’avoir réussi à réaliser mon rêve. En espérant que celui-ci ce transforme en un compte de fée qui durera de longues années.

Demain formation alors au lit …

En semi vacances

Même si je ne suis pas en vacances (de grosses semaines au mcdo en ce moment) je me repose énormément car les prochains mois vont être usants. Donc au programme des dernières semaines : aucune création de site, très peu d’internet (moins de 20 min / jour), beaucoup de lectures et de siestes … Dans quelques jours commenceront les premières démarches administratives pour la création de société et dans maintenant deux semaines mes vacances seront officiellement terminés et je pourrais m’atteler à terminer ma liste de choses à faire (ndlr).

J’ai vraiment l’impression d’attendre un bébé, je suis à la fois impatient d’y être et stressé de voir les choses arriver. J’ai encore du mal à réaliser ce que je suis entrain de faire mais je suis sûr de faire le bon choix et d’avoir fait tout ce qu’il faut pour réussir. Encore un peu de patience …

Et si je réussissais

J’aurais pu appeler ce billet « et si j’échouais » mais cela me semblait un brin pessimiste et je pense qu’il faut être optimiste quand on a mis toutes les chances de son côté et qu’on a envisagé l’échec comme la réussite.

Dans plus d’un mois la création de ma première vraie société sera effective et j’aurais un peu moins d’un an pour réussir :

  • à gérer mes trois activités
  • à trouver assez d’interventions pour payer mon salarié
  • à maîtriser les bases de la gestion d’entreprise (comptabilité, responsabilité, aspects légaux, …)

J’ai tout préparé, réfléchi et prévu (le bon comme le mauvais) et je pense que je suis prêt ; en tout cas je n’aurais pas de regrets car je n’aurais pas pu faire mieux dans l’état actuel des choses. Alors si je dois réussir je serais fier car je me prépare depuis des années à ce projet et ce sera le début d’une longue aventure (j’en ai des tonnes de projets) mais si je dois échouer je pense qu’il faudra du temps pour que je m’en remette …

En ce moment je suis impatient, impatient d’avoir le Kbis entre les mains, de recevoir le premier appel, de faire la première intervention, d’encaisser ma première facture, … Ce sera comme un bébé que j’ai mis plusieurs années à mettre au monde, rendez-vous dans un mois et demi pour la naissance de SOS Ordinateurs en espérant que dans quelques années ce soit un gros projet qui ressemble le plus possible à ceux de mes rêves les plus fous.

Capital épargné = création de mon entreprise

Et voilà c’est fait, j’ai la somme nécessaire au lancement de mon entreprise et à la rentrée je vais donc pouvoir commencer les démarches de création auprès de mon excellent expert comptable (je vous en reparlerais plus tard) pour que tout soit près pour la rentrée. Même si cette somme est moins importante que prévue elle me permet d’être serein jusqu’au mois d’avril de l’année prochaine, d’ici là de nombreuses choses se seront passées et la réussite ou l’échec du projet devrait au goût du jour. J’ai fait beaucoup d’efforts et de concessions pour réunir cette somme : il a fallu des heures de travail, peu de sorties, des repas eco+ … mais au final je suis fier d’avoir réussi et je me dis que dans quelques temps je pourrais de nouveau me faire plaisir.

D’ailleurs ce qui est drôle c’est que le fait que j’ai autant épargné fait souvent croire aux gens que je suis aisé financièrement : en effet je me suis toujours habillé classe, je porte toujours des chaussures qui coûtent chères … J’ai toujours eu le droit à des petites remarques et autres sous-entendues qui font encore plus chier quand on se force à ne pas trop sortir, à ne pas trop dépenser et à faire attention à chaque dépense mais en même temps c’était vraiment jouissif de ce dire que peu importe ce que j’ai c’est toujours l’habit qui fait le moine. Que j’ai ou pas de l’argent j’ai toujours réussi à garder la face et à faire croire aux autres ce que je voulais qu’ils pensent et j’espère que ce sera toujours le cas.

Peu importe la vérité, ce que je sais c’est que si j’y arrive je l’aurais fait par moi-même et que ce sera grâce à moi et à mon entourage et qu’en partant d’un salaire d’équipier à Mcdo j’aurais réussi à faire quelque chose de ma vie, sans l’aide de l’argent familial, sans le piston de quiconque, sans de grandes études … juste avec mes aptitudes, ma motivation et mes qualités …

Croisons les doigts

Capital épargné pour une création d'entreprise

Faire vivre ses projets

C’est bien beau de se lancer dans des projets comme NotreJob, Par amour et L1NKs encore faut-il prendre du temps pour les faire vivre et c’est bien ça le plus dur pour moi. Une fois l’excitation du lancement et des chiffres d’audience relativement haut (j’ai bien dit relativement) il faut se résigner à prendre du temps pour que le référencement se fasse, que le bouche à oreille fasse venir du monde, que les stats soient faibles et déprimantes …

Les projets s'empilent mais n'avancent pas

Il faut alors se motiver pour ajouter du contenu et des fonctionnalités, modérer tout ça les différents contenus alors que fondamentalement moi ce que j’aime c’est le plaisir de l’avant projet : la réflexion, la programmation, la discussion, l’excitation du lancement, … Ce qui me pousse à chaque fois à lancer de nouveau projet qui n’aboutisse jamais à rien.

Maintenant que je me suis rendu compte de tout ça j’ai décidé de ne plus lancer de nouveau projet avant l’année prochaine, je vais me recentrer sur ceux qui sont déjà lancés et qui nécessitent de passer du temps pour qu’ils évoluent. Et une bonne résolution de prise (je sais on est en juillet) !